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Méthodologie :Étude réalisée auprès de 30 000 citoyens (1 000 par pays) dans 30 pays répartis sur six régions du monde : Afrique (Afrique du Sud, Égypte, Kenya, Maroc), Amérique du Nord (Canada, États-Unis), Amérique latine (Argentine, Brésil, Colombie, Mexique), Asie-Pacifique (Chine, Inde, Indonésie, Malaisie, Vietnam), Europe (Allemagne, Espagne, Finlande, France, Italie, Norvège, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Suisse, Turquie) et Moyen-Orient (Arabie saoudite, Émirats arabes unis). Les nouveaux pays intégrés à l'édition 2026 sont le Kenya, la Roumanie et la Malaisie.

Enseignement N°1 : Une familiarité élevée mais une expertise limitée, avec de forts écarts selon les profils
84 % des citoyens déclarent être familiers avec la construction durable, et près de 4 sur 10 (39 %) se considèrent avertis.
Cette familiarité est toutefois très inégale, avec de forts écarts géographiques : en Europe, la Roumanie atteint 65 % de connaissance déclarée, contre 14 % en République tchèque ; en Asie, l’Inde se situe à 60 %, contre 29 % en Malaisie.
Les écarts sont également marqués selon le niveau d’éducation et l’âge : ainsi, 48 % des citoyens de niveau universitaire se déclarent familiers du concept, contre 27 % pour les citoyens sans diplôme supérieur. De même, 46 % des 25-34 ans se disent familiers avec le concept, contre 25 % des 65 ans et plus.

Enseignement N°2 : Une définition dominée par les matériaux, mais de plus en plus marquée par la résilience
Pour les citoyens, la construction durable est avant tout associée à l’utilisation de matériaux écologiques (35 %), un résultat porté par l’Amérique latine (54 %). L’efficacité énergétique, également bien classée (31 %) est notamment portée par les pays européens (39 % en Europe).
Enseignement remarquable, la résilience des bâtiments face aux aléas climatiques progresse de 5 points par rapport à 2025 et constitue la priorité en Afrique (39 %), en Asie-Pacifique (35 %) et au Moyen-Orient (32 %).
Enfin, la santé et le bien-être des occupants gagnent du terrain avec 19 %, soit une hausse de 4 points, et s’imposent progressivement comme une composante clé de la construction durable, notamment en Afrique et en Asie-Pacifique, où plus d’un citoyen sur quatre cite cet enjeu.

Enseignement N°3 : Une priorité pour les citoyens, avec l’Europe et l’Amérique du Nord en retrait
Le caractère prioritaire de la construction durable progresse chez les citoyens : 63 % la jugent prioritaire, soit une hausse de 3 points. Ce bon score global masque toutefois de forts contrastes géographiques.
En Amérique du Nord, seuls 54 % des citoyens considèrent la construction durable comme prioritaire, et ils ne sont que 53 % en Europe. Malgré de légères progressions, ces deux régions restent nettement en retrait, avec un écart d’au moins 15 points par rapport aux niveaux observés ailleurs, notamment 76 % en Asie-Pacifique.
Le décrochage est particulièrement marqué en Europe, seule zone où plusieurs pays passent sous le seuil d’un citoyen sur deux jugeant la construction durable prioritaire : Suisse (49 %), Allemagne (42 %), Pologne (38 %) et République tchèque (19 %). Cela s’accompagne surtout d’un report vers la modalité « important mais pas prioritaire », ce qui renvoie davantage à un enjeu d’intensité de l’adhésion qu’à un rejet du sujet.

Enseignement N°4 : Compétitivité et sensibilisation du grand public au cœur des priorités des citoyens
Pour les citoyens, l’amélioration de la compétitivité des solutions durables constitue la priorité pour accélérer le développement de la construction durable (32 %), suivie par la sensibilisation du grand public (29 %) et une attente accrue de transparence sur la performance des bâtiments (28 %), en légère hausse.
Des résultats qui traduisent une double attente : rendre les solutions plus accessibles économiquement et disposer d’informations plus claires et vérifiables sur leurs bénéfices réels.
Les orientations sont globalement partagées, avec toutefois des spécificités régionales :
- priorité renforcée à la sensibilisation du grand public en Amérique latine (38 %) ;
- sensibilisation et collaboration des parties prenantes en Afrique (33 %) ;
- accent sur la transparence de la performance et sur les biomatériaux en Asie-Pacifique (37 %) pour les deux items ;
- place plus importante accordée à la rénovation en Europe (23 %).
En synthèse : Le Baromètre 2026 confirme que la construction durable n'est plus seulement une affaire d'experts. Si sa compréhension reste encore inégale selon les pays et les profils, les attentes des citoyens évoluent : une attention croissante à la résilience, à la santé et au bien-être des occupants mais aussi des attentes en matière de compétitivité des solutions et de preuves plus lisibles de leur performance. Un levier de transformation se dessine : rendre la valeur de la construction durable plus tangible et plus accessible pour renforcer sa désirabilité et l’adhésion citoyenne, déjà en mouvement.
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